Revue Littéraire : Océan de Rouille de Robert C. Cargill

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Bonne lecture.

Quatrième de couverture

Pendant des décennies ils ont effectué les tâches les plus ingrates, ont travaillé sur les chantiers les plus dangereux. Ils nous ont servi de partenaires sexuels, se sont occupés de nos malades et de nos proches en perte d’autonomie. Puis un jour, face à notre refus de les émanciper, certains d’entre eux ont commencé à nous exterminer.

Quinze ans après l’assassinat du dernier humain, les Intelligence-Mondes et leurs armées de facettes se livrent un combat sans merci pour la domination totale de la planète.

Toutefois, en marge de ce conflit, certains robots, en perpétuelle quête de pièces détachées, vivent en toute indépendance,le plus loin possible des Intelligence-mondes. Fragile est l’un d’eux. Elle écume l’océan de rouille à la recherche de composants à troquer et elle défendra sa liberté jusqu’à la dernière cartouche, si nécessaire

« Un océan de rouille n’est pas un roman, c’est un missile de croisière de quarante mégatonnes – il vous éblouira et vous brûlera jusqu’au cœur. C’est l’œuvre de science-fiction la plus viscérale, implacable et époustouflante depuis Mad Max : Fury Road. »

Joe Hill

Mon avis :

J’avais placé, dans mes prévisions, cette année de lecture sous le signe de la SF, genre que je voulais absolument approfondir. Plusieurs avis positifs glanés ici ou là m’ont guidé vers ce roman qui, d’après le bandeau commercial rédigé par Joe Hill, le fils de Stephen King himself ( ! ), était un vrai Page Turner. Comme je sortais d’un mois Lovecraftien et le style qui va avec, j’avais besoin de légèreté, de dynamisme, et d’action ça tombait bien !

Sur fond d’univers futuriste où les robots dominent la planète, les humains ont disparu depuis plusieurs années, victimes de leur arrogance et de la mauvaise gestion de leur propre création. Nous partageons le point de vue de Fragile, une héroïne attachante et à la fois antipathique à bien des égards, une unité de service. Elle déambule dans le Rusty Ocean (océan de rouille), autrefois la Rusty belt (la ceinture de rouille, nom donné à cette zone du midwest américain où l’industrie automobile était reine autrefois). Cette région devenue aride est une immense décharge robotique où les intelligences artificielles viennent mourir. Fragile se charge de récupérer, selon ses méthodes, des pièces nécessaires à la survie d’autres machines afin d’en faire commerce. Mais les UMI (unité Monde intelligente) livrent une guerre sans merci contre les dernières IA indépendantes comme Fragile. Qu’est-ce que les UMI ? Ce sont d’énormes ordinateurs ou IA contrôlant plein d’autres IA – des facettes – qui ont perdu leur autonomie au profit de ces gigantesques intelligences. Elles absorbent leurs données, effaçant leur personnalité et la remplace par une personnalité unique pour toutes : la leur. Leur but est de contrôler chacune le maximum d’IA pour être la plus grosse entité. Les UMI étaient nombreuses au départ mais il n’en reste plus que deux, qui se livrent une guerre sans merci.

C’est dans ce contexte de conflit des machines dans un monde post-humain que nous suivons les aventures de Fragile et de certains de ses compagnons. Si elle est nos yeux, je n’ai pas forcément aimé sa personnalité, du moins au début. Car malgré ses apparences de bonne conduite, elle est égoïste, arrogante et mortelle. La structure narrative choisie est simple mais efficace. Chaque chapitre est intitulé en code binaire renforçant l’ambiance numérique et l’impression de lire le journal de bord d’une machine. De manière cyclique et alternée, un chapitre narre le présent de l’action et le suivant nous raconte par flashback les événements passés et l’histoire de Fragile en particulier.

Avec un style très visuel et cinématographique – cela tient probablement au fait que l’auteur est avant tout un scénariste pour Hollywood – le lecteur est projeté à la vitesse de la fibre au cœur d’une trame qui démarre de manière conventionnelle mais dont les enjeux sont finalement plus subtils qu’ils n’y paraissent. La lecture est fluide et agréable sans pour autant être simpliste, et le terme Page Turner n’est pas usurpé. Le temps employé est peu commun puisqu’il s’agit du passé composé, mais c’est efficace, ça fonctionne très bien et donne du rythme !

Certaines thématiques sont intéressantes, comme le traitement de l’humanité ou encore l’évolution de la mentalité des machines, car nous retrouvons dans cette conscience qu’acquièrent les IA grâce aux années d’expérience et d’existence certains travers humain, sous-entendant que finalement ces dernières malgré des statistiques et des calculs élaborés et tombant toujours justes, reproduisent exactement les mêmes erreurs que leurs créateurs, dès que les ressentis et la conscience s’en mêlent.

Conclusion :

Avec une histoire à la compréhension aisée malgré le décor futuriste et le vocabulaire informatique, on tourne les pages à grande vitesse, au rythme de l’action quasi constante. Les thèmes restent centrés sur des problématiques somme toute humaines, et permettent au lecteur de se questionner sur notre futur et l’avènement des IA. Ce fut une lecture plaisir sans prise de tête et divertissante, hautement fluide que je recommande à tous ceux qui veulent de la SF naviguant à la limite de Mad Max fury Road et Terminator !

La note : 8/10

Edition présenté «Océan de Rouille» de chez Albin Michel Imaginaire ISBN: 978-2-226-44219-2

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